Son caractère inédit consiste à réunir la pluralité des acteurs, qu’ils soient élus, syndicalistes, institutionnels, experts, citoyens ou associatifs pour échanger et construire cette démarche, plus que jamais nécessaire, pour une énergie publique.
Le CNE, ce sont des femmes et des hommes qui souhaitent, ensemble, faire changer de cap la politique énergétique actuelle de la France. Nous ne pouvons ignorer l’augmentation des prix de l’électricité et ses conséquences sur l’ensemble de notre pays.
Depuis plusieurs mois déjà, une hausse spectaculaire des prix de l’énergie frappe de plein fouet notre territoire, et personne n’est épargné. Collectivités territoriales, entreprises privées comme publiques, bailleurs sociaux ou usagers domestiques, toute la société est impactée par cette augmentation des tarifs.
Nous voulons amplifier la démarche initiée depuis deux ans en continuant à travailler avec l’ensemble des acteurs qu’ils soient élus, usagers-domestiques, collectivités territoriales, structures publiques ou entreprises des territoires, à un retour à des prix maîtrisés et accessibles.
Le processus de déréglementation, dicté par la loi du marché, est à la source de l’explosion des prix de l’électricité. A l’œuvre depuis 25 ans, le marché a réussi à rendre l’électricité, produit de première nécessité, rare et cher. De plus, il a gravement remis en cause notre indépendance énergétique à tel point que notre sécurité d’approvisionnement est aujourd’hui questionnée lors du passage de l’hiver.
Pour notre part, nous considérons l’énergie comme un bien commun à préserver, à la jonction des enjeux écologiques, d’égalité républicaine, de politique industrielle et d’aménagement du territoire. Parce que l’électricité est partout, parce qu’elle est vitale et une solution à la décarbonation de l’économie, il est indispensable d’engager immédiatement une véritable révolution énergétique, écologique et 100% publique.
L’explosion des prix de l’électricité est la conséquence d’un marché européen devenu inopérant. Cette augmentation des prix impacte directement toute la société et le pouvoir d’achat de tous, 13 millions de personnes en situation de précarité énergétique, des entreprises et des collectivités locales qui voient leur facture annuelle augmenter de façon exponentielle. Les services publics locaux ne peuvent absorber ces augmentations sauf à les répercuter auprès des usagers des services publics et des contribuables locaux.
Les collectivités territoriales et l’ensemble des structures publiques sont particulièrement concernées par cette progression vertigineuse des tarifs. Ce contexte budgétaire et réglementaire contraint, à l’aune de la crise sanitaire, rend les capacités d’absorptions par le service public local très inégales. Les augmentations de coût de fourniture d’énergie pour les collectivités s’échelonnent de 30 à 300 % mettant en danger les équilibres budgétaires, les investissements à venir et pesant lourdement sur la fiscalité locale.

Ce processus de privatisation d’EDF, voulu par Bruxelles et présenté par le gouvernement comme l’unique solution aux soubresauts du marché, met en péril l’indépendance énergétique de notre pays. Nous voulons retrouver et protéger un service public efficace et stratégique pour assurer l’accès à l’électricité pour tous nos concitoyens partout sur le territoire, 365 jours et nuits par an.
Un démantèlement d’EDF provoquerait une nette diminution des investissements sur les réseaux, entraînant une dégradation de la qualité de desserte électrique pour les usagers, et l’accroissement des inégalités territoriales. Les élus de la Nation sont concernés au premier chef par les inégalités territoriales qu’engendrerait une nouvelle et ultime étape du processus de privatisation de l’énergie publique française.
La soumission aux lois du marché de la production hydroélectrique française ferait, en outre, courir un véritable risque de contractualisation des usages de l’eau. Demain, c’est l’irrigation des cultures, le soutien en eau potable, la gestion des épisodes climatiques voués à être de plus en plus nombreux, la régulation des sources froides pour les centrales nucléaires ou le tourisme d’hiver et d’eaux vives qui seront gravement mis en danger.
La transition énergétique doit être accompagnée par une visée d’intérêt général et non marchande. Elle nous impose une production d’électricité décarbonée avec des usages maitrisés. Dans ce contexte, EDF doit être placé comme un des outils principaux de la lutte contre le réchauffement climatique et assurer le pilotage de la filière électrique en France. L’État doit garantir un mix de production avec le plus faible impact en Gaz à effet de serre permettant de répondre aux besoins à tout moment. Cela passe par un juste équilibre entre les moyens de production pilotables (nucléaire, hydraulique, thermique) et non pilotable (éolien, solaire). Les missions de service public inhérentes à EDF nécessitent un contrôle démocratique renforcée avec une gouvernance intégrant les représentants de la Nation et les collectivités locales.
Ensemble, nous appelons les citoyen·ne·s et les forces vives de notre pays à rejoindre le Conseil National de l’Energie.
Rejoindre le CNEAprès plus de deux ans de retard, la PPE 3 a été finalement publiée par décret, le 13 février 2026. Elle acte la prolongation de l’ensemble du parc nucléaire et annonce la construction de nouveaux réacteurs EPR 2. Dans ce cadre, le CSEC EDF vous invite à participer au prochain Conseil national de l’Énergie organisé au Centre International de Rencontres de Saint-Vulbas, à deux pas du CNPE du Bugey.
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Thématiques : Quelle place pour le nucléaire dans le mix énergétique français ? Comment garantir durablement l’avenir de la filière ?
Intervenants :
🔹 Laurent Kueny, Directeur de l’Énergie à la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC), l’administration qui pilote la politique énergétique nationale et porte notamment les orientations de l’État concernant le programme EPR2 et l’avenir du parc nucléaire français.
🔹 Elvire Charre, directrice du CNPE du Bugey, confrontée au quotidien aux enjeux opérationnels d’exploitation, de performance industrielle, de compétences et de préparation de l’avenir du site.
🔹 Gilbert-Luc Devinaz, sénateur du Rhône, apportera le regard du Parlement sur les enjeux d’aménagement du territoire liés à la politique énergétique : quels impacts pour les territoires concernés par les nouveaux EPR2 ?
🔹 Gwénaël Plagne, secrétaire du CSE Central d’EDF, qui porte les préoccupations des salariés sur le périmètre national de l’entreprise.
🔹 Vincent Rossignol, secrétaire du CSE du CNPE du Bugey, au plus près des réalités de terrain vécues par les agents du site.
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